Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Islamisme’ Category

Les trois semaines de la 14ème session du Conseil des droits de l’homme, n’a pas donné lieu à des changements fondamentaux dans le ton :

  • agenda identique avec focalisation sur le conflit Israël/Palestine,
  • Envolées oratoires de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI)  représentée par le Pakistan, la République islamique d’Iran, l’Egypte concernant le racisme que constitue la diffamation des religions,
  • Impossibilité d’évoquer des violations des droits humains telles que les violences commises contre les Ahmadites à Lahore.
  • Bref, que de la routine depuis les quatre ans d’existence du Conseil. (Voir sur l’ancien blog de Malka Marcovich d’autres articles consacrés au CDH).

    On peut aussi noter deux actions qui relèvent encore une fois de la capitulation des démocraties face aux poussées relativistes contre les droits universels :

  • l’adoption par consensus d’une résolution sur la promotion de la jouissance effective des droits culturels pour tous et le respect de la diversité culturelle présentée par Cuba  au nom du Bangladesh, de la Biélorussie, de la Bolivie, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de l’ Équateur, d’El Salvador, du Mexique, du Nicaragua, du Nigéria, du Pakistan, des Philippines, de la République arabe syrienne, de la République démocratique populaire lao, dela  République populaire démocratique de Corée, du Soudan, du Venezuela et du Viet Nam.
  • L’élection par acclamation au Comité Consultatif du Conseil des droits de l’homme, ou « comité des sages »,  prêtre Sandiniste du Nicaragua, Miguel d’Escoto Brockman, qui avait présidé la 63ème session de l’Assemblée Générale et dont on se rappelle les prêches et envolées enflammées.( Voir sur l’ancien blog de Malka Marcovich les articles consacrés à cette haute personnalité de l’ONU. )
  • Publicités

    Read Full Post »

    Par Jean-Claude Buhrer

    En désignant à la vindicte publique ces musulmans pacifiques et modernistes, Islamabad porte sa part de responsabilité dans les récentes attaques sanglantes de deux mosquées à Lahore (100 morts). Le Conseil des droits de l’homme va-t-il enfin se pencher sur les minorités religieuses au Pakistan, cibles principales des violences meurtrières qui ravagent le pays ?

    Vendredi 28 mai, une centaine de fidèles étaient tués et plusieurs dizaines d’autres blessés dans l’attaque simultanée par des kamikazes à Lahore de deux mosquées de la communauté ahmadite, une branche pacifique et réformiste de l’islam. Juste après ce massacre s’est ouverte à Genève la session du Conseil des droits de l’homme, le jour même où l’on dénombrait 9 morts lors de l’opération militaire israélienne contre des bateaux d’activistes pro-palestiniens en route vers Gaza.

    Alors que le Conseil a pour mission de défendre l’universalité des droits de l’homme, les considérations politiques et d’intérêts ont vite pris le dessus dès lors qu’il s’agit du Proche-Orient. Selon le bon vieux principe « deux poids deux mesures », d’emblée la plupart des intervenants sont montés au créneau pour se focaliser sur l’attaque israélienne, sans le moindre mot pour les victimes ahmadites beaucoup plus nombreuses des attentats de Lahore. A commencer par le représentant du Pakistan, porte-parole attitré de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), trop content de l’aubaine pour ne pas avoir à rendre de comptes sur les responsabilités de son gouvernement dans les tueries de Lahore. C’est encore Islamabad qui a réclamé au nom de l’OCI, avec le Soudan pour la Ligue arabe, la convocation d’une réunion d’urgence et présenté une résolution stigmatisant Israël.

    Pendant qu’à Genève le Conseil délibère, au Pakistan les ahmadite pansent leurs plaies. Comme si le dernier carnage ne suffisait pas, des assaillants sont revenus à la charge le 1er juin en attaquant un hôpital où étaient soignés des rescapés des précédents attentats contre les mosquées, tuant douze personnes. Profitant de l’incurie des autorités, des hommes lourdement armés avaient déjà pu pénétrer sans difficulté dans les deux lieux de culte ciblés en pleine prière du vendredi. Equipés de vestes bourrées d’explosifs, les kamikazes ont lancé des grenades et tiré sur la foule à l’arme automatique avant de prendre des centaines de fidèles en otage jusqu’à l’intervention tardive de la police quand certains se sont fait sauter et d’autres se sont enfuis. Adoptant un profil bas, les officiels et même les médias ont choisi de se tenir à l’écart des funérailles des victimes à Rabwa, centre de cette communauté d’une trentaine de millions million d’adeptes dans le monde et de quelques millions au Pakistan où ils étaient nombreux dans l’élite intellectuelle jusqu’à leur diabolisation depuis une quarantaine d’années.

    Aujourd’hui, une personnalité ahmadite éminente comme Zafrulla Khan n’aurait aucune chance d’accéder aux plus hautes fonctions. Pourtant, ce musulman fervent, qui ne pourrait plus s’affirmer comme tel, a fait honneur à son pays : premier ministre des affaires étrangères du Pakistan en 1947, puis juge à la Cour internationale de justice de La Haye, il fut appelé en 1962 à présider l’Assemblée générale de l’ONU. Lors de ses obsèques en 1983 à Rabwa, les islamistes provoquèrent de sanglantes émeutes. C’est également à Rabwa que repose le Dr Abdus Sallam, premier musulman honoré en 1979 du Prix Nobel de physique et qui avait dû s’expatrier pour fuir la persécution religieuse. A sa mort en 1996, les oulémas sunnites décrétèrent que personne ne pouvait prier Allah pour ce « mécréant » ni inscrire un verset du Coran sur son tombeau.

    Au déferlement de haine entretenu par les fondamentalistes et qui vient d’atteindre son paroxysme contre leur communauté avec la complaisance du gouvernement, les ahmadites répondent : « la haine de nos meurtriers ne l’emportera pas sur notre amour de l’humanité ». En cela le mouvement ahmadite (Ahmadiyya Muslim Jamaat), du nom de son fondateur Mirza Ghulam Ahmad, se veut fidèle à l’enseigement de ce prédicateur musulman, né en 1889 au Punjab, et qui prêcha pour un renouveau de l’islam. Conformément à leur credo, les ahmadites prônent l’ouverture et la bonne entente dans la société, rejetant l’interprétation agressive du djihad et toute forme de terrorisme. Alors qu’ils cohabitaient jusque là avec leurs coreligionnaires, ils ont été mis au ban de la société depuis qu’en 1973 l’OCI les a déclarés « non-musulmans », leur interdisant même de faire le pèlerinage de La Mecque.

    Au Pakistan, berceau de leur foi, ils sont qualifiés d’hérétiques et de « minorité non-musulmane » en vertu d’un amendement constitutionnel de 1974. Depuis, leurs lieux de culte sont étroitement surveillés, ils n’ont pas le droit de les appeler mosquée, ni même d’inscrire sur les murs des versets du Coran et encore moins de se déclarer musulman ou d’entrer dans une mosquée reconnue. Avec la prohibition en 1984 des « activités anti-islamiques » et une loi prévoyant la peine de mort pour blasphème, leur situation a encore empiré, sans parler de celle des minorités chrétienne et hindouiste, voire chiite.

    Avant l’adoption le 2 juin par le Conseil de la résolution préparée par le Pakistan précisément demandant une mission d’enquête internationale, la Haut-Commissaire Navi Pillay avait déclaré : « Quand il y a des morts, il doit y avoir une enquête sérieuse et il faut établir les responsabilités. » Ce qui est vrai pour le Proche-Orient doit l’être aussi pour les victimes de Lahore.

    Read Full Post »

    Par Annie Sugier, Présidente de la Ligue du droit international des femmes

    Elle donnait pourtant le sentiment d’être fière d’avoir réussi un scoop : interviewer le président Iranien au JT de 20 heures à un moment où l’actualité rebondit sur les morts de la flottille de la paix à Gaza.

    TF1 avait dû se dire que cela valait bien quelques sacrifices à commencer par le port d’un foulard par sa présentatrice vedette.

    Non, le fait d’avoir choisi un foulard blanc n’y a rien changé. Pas plus que d’avoir laissé entrevoir une mèche des cheveux blonds. C’était encore et toujours un foulard et c’était encore et toujours la loi humiliante des mollahs qui s’imposait. Symboliquement ce soir-là nous avons toutes été voilées contre notre gré, par la volonté dune chaine française, à travers la personne qui nous représentait, face à un homme dont plus personne ne peut ignorer  qu’il se maintient au pouvoir par le mensonge et la violence.

    Qui aura été le gagnant de cet épisode lamentable ? A chacune des questions qui étaient censées déranger le président Iranien, qu’il s’agisse de la destruction d’Israël, du  programme nucléaire iranien, des conditions de la libération de Clotilde Reiss, de la répression des manifestations suite aux  élections, il a apporté, sans la moindre gêne,  ses les réponses habituelles. Heureux de pouvoir s’adresser au public français à un moment où la Turquie avait réussi par le coup d’éclat de la flottille  de Gaza à lui voler la vedette sur la scène internationale.

    L’image que l’on gardera à l’esprit sera celle d’un président satisfait de trôner sous le drapeau iranien face à la journaliste vedette de TF1, voilée comme une quelconque citoyenne iranienne soumise à la loi des mollahs. La différence c’est que ces citoyennes-là se battent pour remettre en cause ce régime inique.

    Read Full Post »

    Par AnnPak, réfugiée iranienne

    Le 12 juin dernier, par un vote massif contre le candidat imposé par le Guide Suprême, le peuple iranien opposa sa volonté au « Guide Suprême », c’est-à-dire au représentant de Dieu sur terre.

    En effet, deux semaines avant les élections, une pseudo-semi-liberté avait été accordée au peuple. Les femmes et les hommes, les étudiant-es et les enseignant-es … assoiffé-es de liberté, avait occupé cet espace. Le régime avait même ouvert grand les portes pour les journalistes étrangers, surtout occidentaux, afin de montrer que le peuple participait massivement à ces élections.

    Le régime a été frappé au cœur de son narcissisme. Car le régime n’avait pas prévu ce rejet massif : il tricha et truqua les résultats. Or le peuple savait qu’il ne voulait plus d’Ahmadi néjad.

    Depuis, des protestations massives, grondeuses et pacifistes ont commencé, prenant de plus en plus d’ampleur et avec des slogans et revendications de plus en plus radicaux.

    Ainsi, le régime, qui avait joué à l’ouverture, ferma les frontières aux journalistes et une longue lutte du peuple iranien allait commencer pour la liberté et la séparation du politique et du religieux.

    Depuis un an, il n’y a pas un jour sans que le régime procède à des arrestations: des manifestant-es, des féministes, des journalistes, femmes et hommes luttant pour les Droits Humains, militants d’ONG, écrivains, étudiant-es, enseignant-es, ouvrièr-es…

    Il n’y a pas un jour sans que le régime ne commette des crimes: exécutions, pendaisons après simulacres de jugements, assassinats déguisés, viols collectifs lors des arrestations… qui sont les seules réponses à la soif de liberté et à la lutte d’un peuple emprisonné dans la main de fer d’un régime théocratico-fasciste, et ce depuis plus de 30 ans.

    Ainsi, la mort de Néda la jeune femme tuée par bale sous les yeux de millions de personnes, et les dernières pendaisons, dont celle de Shirin, une jeune opposante de 29 ans avec quatre de ses compagnons, n’en sont que les exemples flagrants.

    A l’intérieur, malgré sa machine de guerre visant à la répression à la censure du peuple, le régime n’arrive plus à bout des protestations et des contestations, couvant sous les menaces de mort et comme des braises prêtes à repartir à tout moment.

    Le régime est enfermé dans une impasse.

    Mais un an environ après ces élections, le régime a imposé son point de vue dans le monde à travers différentes instances institutionnelles et étatiques.

    A la suite de marchandages et négociations, l’Iran a retiré sa candidature du Conseil des Droits de «l’Homme» auprès de l’ONU pour obtenir un siège à la Commission du Statut des Femmes (CSW).

    Il est nécessaire de rappeler que le Conseil des Droits de « l’Homme » est déjà investi et pollué par la présence forte et active de pays niant les Droits de l’Humain, dont ceux de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) (qui contient 57 pays) avec la Libye, l’Arabie Saoudite comme ayant la présidence ou d’autres responsabilités,…

    Accorder un siège au régime totalitaire et misogyne de l’Iran à la Commission du Statut des Femmes (CSW) revient à « envoyer le loup dans la bergerie », comme le dit le proverbe.

    Ce troc permet au régime théocratique dans la Commission du Statut des Femmes (CSW) une belle place pour mieux attaquer les Droits Humains.

    Tant il est vrai que les femmes violentées dans les rues, les femmes prisonnières politiques, torturées et exécutées ne sont pas des hommes.

    La deuxième victoire de ce régime théocratique se situe dans le monde du sport :

    En avril, des dépêches de presse annonçaient la décision prise par la FIFA : Refuser la participation de l’équipe féminine iranienne de football aux premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) qui auront lieu à Singapour en août 2010.

    En effet l’Iran exigeait que les joueuses portent le voile en contradiction avec l’article du règlement général de la FIFA : « L’équipement de base nécessaire ne peut inclure aucun signe équivalent à une affirmation d’ordre politique religieux ou personnel ».

    Or, voilà que tout récemment la FIFA fait marche arrière.

    Evidemment, Téhéran a claironné triomphalement : « La FIFA a levé l’interdiction pour les joueuses iraniennes de participer aux JOJ » en portant le voile islamique.

    Sont survenus ensuite les accords pour l’enrichissement nucléaire entre l’Iran, la Turquie et le Brésil.

    Enfin le 18 mai 2010, la France libère Ali Vakili Rad, terroriste et assassin de l’ex-Premier ministre Chapour Bakhtiar. Il avait été condamné à perpétuité mais il rentre triomphalement en Iran.

    Un an après la lutte sans relâche du peuple iranien écrasé sous les bottes de l’un des régimes les plus sanglants au monde, les états, les institutions politico-sportives sur le plant international offrent des occasions de triomphe au régime islamique.

    Ces politiques ambiguës et néfastes des institutions n’encourageront-t-il pas le régime islamique à continuer, multiplier et amplifier ses actes fascisto-terroristes à l’intérieur et à travers le monde, comme cela a été le cas dans le passé avec d’autres régimes totalitaires comme celui d’Hitler, de Mussolini et …?

    D’autres articles d’Ann Pak sur l’Iran sont consultables sur l’ancien blog de Malka Marcovich

    Read Full Post »

    Par Jean-Claude Buhrer

    Sous l’effet d’une islamisation croissante, le port du voile et la polygamie, naguère exceptionnels, se répandent en Malaisie, pays multiethnique où les Malais de « race » (60% de la population) sont obligatoirement musulmans alors qu’une discrimination institutionnalisée s’applique aux minorités bouddhiste, hindouiste, chrétienne et même chiite. La presse malaisienne, qui rapporte que plus de 5% des mariages relèvent désormais de la polygamie, aborde ouvertement ce phénomène en expansion parmi les musulmans du pays. A titre d’exemple, des journaux ont publié des reportages illustrés montrant un « chef de famille » musulman de 43 ans, Mohamad Ikram, attablé en compagnie de ses quatre épouses dans sa demeure de Putrajaya près de Kuala Lumpur. Depuis son premier mariage, il a pris une nouvelle femme tous les cinq ans et dirige une famille de 17 enfants âgés entre 7 et 21 ans. Les quatre premiers jours de la semaine il passe la nuit à tour de rôle chez chacune de ses quatre femmes qui disposent chacune d’un domicile séparé et les réunit le vendredi pour la prière et en famille en fin de semaine. L’une d’elle raconte que des frictions sont inévitables mais que la polygamie fonctionne en suivant « les lois d’Allah ». Mohamad Ikram dirige l’Ikhwan Polygamy Club qui s’est assigné pour mission de défendre la réputation du  » mariage multiple ». « Par nature les hommes sont polygames, ils ont des petites amies et des maîtresses, ils fréquentent les prostituées, ce qui est normal, » déclare Rohaya, l’épouse aînée de 44 ans. Et de constater résignée : « Allah a fait les hommes comme ça. » Mohamad Ikram, lui, se dit heureux avec quatre femmes, car « cela réduit la tentation de commettre un péché ». Mais, concède-t-il,  » même si je pense que c’est suffisant, il y a toujours le désir de vouloir plus, on n’est pas satisfait avec seulement quatre ».

    De tels propos ne font pas rire tout le monde, en particulier les femmes qui en sont les premières victimes comme s’en inquiètent les « Soeurs en islam », un groupe qui dénonce ouvertement l’obscurantisme entretenu par les islamistes. Après les bombes incendiaires lancées au début de l’année contre une douzaine d’églises, le gouvernement a suspendu une décision de la Haute Cour d’autoriser les chrétiens à utiliser le nom d’Allah pour Dieu comme ils l’ont toujours fait en malais, alors que les intégristes prétendent que ce terme doit être réservé exclusivement aux mahométans. Ensuite, en février, pour la première fois trois femmes musulmanes ont été suppliciées à coups de bâtons en application d’une sentence d’un tribunal islamique qui les a reconnues coupables de relations extra-conjugales alors que leurs compagnons n’ont pas été inquiétés. Chaque jour de nouveaux exemples viennent s’ajouter à l’atmosphère délétère et d’intimidation que font régner les islamistes. Ces atteintes flagrantes aux droits élémentaires n’empêchent pas le gouvernement de briguer pour la Malaisie un nouveau poste de membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
    Les « Soeurs en islam » ont mis en garde contre le danger que la polygamie représente en particulier dans les zones urbaines où cette pratique est en passe de devenir « extrêmement populaire » alors qu’un homme peut rarement subvenir convenablement aux besoins de plusieurs femmes et d’une « ribambelle d’enfants ». Leurs recherches ont établi que les premières épouses, qui souvent refusent de sanctionner un nouveau mariage, se voient couper les vivres et se retrouvent plongées dans la pauvreté et la dépression. La Malaisie n’est pas un cas isolé. Les mêmes forces rétrogrades s’activent à travers tout le monde musulman et aujourd’hui jusqu’en France, comme ailleurs dans les communautés islamiques.

    Read Full Post »