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Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Magali Reinert, Info Sud

Devant les façades défraîchies des maisons victoriennes de Yeoville, les drapeaux des six équipes africaines en compétition virevoltent dans l’air frais. Dans le quartier de la diaspora africaine de Johannesburg, la Coupe du monde se vit dans l’euphorie. L’effervescence qui anime les nombreux cybercafés jusque tard dans la nuit, témoigne du plaisir de partager l’événement avec familles et amis restés au pays.

Plus des deux tiers des habitants de Yeoville sont d’origine étrangère. L’importance de la communauté congolaise a valu au quartier le surnom de Kinshasa. Mais c’est aussi le lieu d’adoption de nombreux Nigérians, Zimbabwéens, Camerounais, Mozambicains, Somaliens, etc. « No go zone » (zone dangereuse, en anglais) dans les guides destinés aux habitants de Johannesburg, Yeoville accueille depuis une dizaine d’années les immigrés africains qui débarquent dans la cité de l’or.

Ici, pas de panneaux « interdit aux vendeurs ambulants » comme dans le reste du centreville. Les trottoirs sont couverts d’étals où s’entassent bananes plantains, cigarettes à l’unité et DVD de Nollywood, les séries produites en masse au Nigeria. Des coiffeuses nattent les cheveux de leurs clientes d’Afrique centrale et le marché propose du manioc et des gombos, légumes peu communs sous ces latitudes.

Xénophobie ambiante

L’Afrique du Sud est une destination privilégiée de l’immigration intra-africaine. Cette riche démocratie est pleine de promesses pour les réfugiés politiques et les émigrés économiques du continent. Et même si la politique migratoire du pays est loin d’être accueillante, il reste bien plus facile de rejoindre la pointe de l’Afrique que l’Europe ou l’Amérique du Nord.

Si le jaune et le vert des Bafana Bafana domine sur les teeshirts des habitants de Yeoville, le support affiché à l’équipe du pays d’accueil masque difficilement la tension entre les étrangers et les Sud-Africains. Comme ailleurs, le sort des immigrés africains est réglé par la quête d’un permis de séjour, la difficulté à faire reconnaître ses diplômes et la xénophobie ambiante. Les gardiens de parking évoquent leurs passés d’instituteurs ou de docteurs et les sans-papiers se plaignent du harcèlement des forces de l’ordre.

Depuis quelques mois, les rumeurs d’une flambée de violence contre les étrangers après la Coupe du monde inquiètent les communautés immigrées, à Yeoville comme dans le reste du pays.

(suite…)

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Les trois semaines de la 14ème session du Conseil des droits de l’homme, n’a pas donné lieu à des changements fondamentaux dans le ton :

  • agenda identique avec focalisation sur le conflit Israël/Palestine,
  • Envolées oratoires de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI)  représentée par le Pakistan, la République islamique d’Iran, l’Egypte concernant le racisme que constitue la diffamation des religions,
  • Impossibilité d’évoquer des violations des droits humains telles que les violences commises contre les Ahmadites à Lahore.
  • Bref, que de la routine depuis les quatre ans d’existence du Conseil. (Voir sur l’ancien blog de Malka Marcovich d’autres articles consacrés au CDH).

    On peut aussi noter deux actions qui relèvent encore une fois de la capitulation des démocraties face aux poussées relativistes contre les droits universels :

  • l’adoption par consensus d’une résolution sur la promotion de la jouissance effective des droits culturels pour tous et le respect de la diversité culturelle présentée par Cuba  au nom du Bangladesh, de la Biélorussie, de la Bolivie, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de l’ Équateur, d’El Salvador, du Mexique, du Nicaragua, du Nigéria, du Pakistan, des Philippines, de la République arabe syrienne, de la République démocratique populaire lao, dela  République populaire démocratique de Corée, du Soudan, du Venezuela et du Viet Nam.
  • L’élection par acclamation au Comité Consultatif du Conseil des droits de l’homme, ou « comité des sages »,  prêtre Sandiniste du Nicaragua, Miguel d’Escoto Brockman, qui avait présidé la 63ème session de l’Assemblée Générale et dont on se rappelle les prêches et envolées enflammées.( Voir sur l’ancien blog de Malka Marcovich les articles consacrés à cette haute personnalité de l’ONU. )
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    Par Bernard SCHALSCHA Collectif Urgence Darfour

    En une spectaculaire volte-face, l’Ouganda, qui venait de faire savoir qu’El-Béchir ne serait pas accepté sur son territoire lors du prochain sommet de l’Union africaine à Kampala, a finalement déclaré que le chef de l’Etat soudanais serait bien son invité lors de cette rencontre. Une fois de plus l’organisation panafricaine,  que certains observateurs considèrent surtout comme un « syndicat d’intimidateurs », a obtenu d’un ses membres qu’il renonce à faire appliquer les décisions de la Cour pénale internationale. Elle préfère jouer la carte de l’impunité au détriment de la justice, prenant partie pour le bourreau et piétinant ainsi les victimes… africaines.

    C’était trop beau. Le 4 juin le président ougandais Museveni annonçait qu’El-Béchir ne serait pas invité au XV° sommet de l’Union africaine (UA) qui doit se tenir en juillet à Kampala (Ouganda). Nous nous sommes dit, tout comme la plupart des organisations de défense des droits de l’homme, que c’était là un pas décisif vers la fin de l’impunité en Afrique. Il fallait voir dans cette décision, pensions-nous, une conséquence immédiate du fait que la première conférence de révision de la Cour pénale internationale (CPI), destinée à renforcer et élargir l’action de la justice internationale, se tenait depuis le 31 mai à Kampala justement, et que le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo s’était entretenu avec le président Museveni. En outre, l’Ouganda, en tant que signataire du Statut de Rome qui a fondé la CPI, avait déjà fait savoir par le passé qu’El-Béchir, inculpé par la CPI de crimes de guerre et contre l’humanité commis au Darfour, ne pouvait mettre les pieds sur son territoire sauf pour y être arrêté. Interviewé mardi 8 juin sur France Info, Jacky Mamou, président du Collectif Urgence Darfour, se félicitait donc du choix politique exprimé par le chef de l’Etat ougandais de privilégier la justice incarnée par la CPI plutôt que de céder à l’UA qui se retranche derrière une demande de moratoire afin de ne pas appliquer le mandat d’arrêt international contre le chef des massacreurs au Darfour.

    A l’annonce de la déclaration de Museveni, le Soudan avait aussitôt tempêté, exigeant de l’Ouganda qu’il revienne sur sa position et lui présente des excuses publiques. Sans quoi Khartoum exigerait auprès de l’UA que le sommet n’ait pas lieu à Kampala mais dans un autre pays africain, c’est-à-dire dans un pays où El-Béchir serait accueilli sans risque. A peine avions-nous commencé à écrire pour exhorter Kampala à ne pas céder au chantage soudanais qu’un communiqué émanant du ministère des Affaires étrangères ougandais faisait savoir qu’Omar El-Béchir avait très normalement été invité à ce sommet depuis le mois de mars puisque, n’est-ce pas, il y a toute sa place puisque le Soudan fait partie de l’UA. A la trappe la prise de position du président ougandais !

    Quelques optimistes invétérés penseront peut-être qu’il s’agit d’une ruse pour faire venir El-Béchir à Kampala et, hop !, l’arrêter dès qu’il sera en territoire ougandais. Détrompons-les : l’homme fort de Khartoum n’est pas du genre à se laisser piéger. Il dispose surtout de puissants moyens de pression et de nombreux alliés, notamment au sein de la Ligue arabe et de l’Organisation de la conférence islamique, l’Ouganda étant membre de cette dernière. Il est peu probable qu’on apprenne précisément comment le régime soudanais a réussi à obtenir le retournement stratégique de son voisin ougandais. Mais, par exemple, il ne faut pas oublier que l’Ouganda est aux prises depuis de longues années avec l’Armée révolutionnaire du seigneur (Lord Revolutionnary Army, LRA). Ce mouvement à l’idéologie délirante et qui a assassiné des dizaines de milliers de civils dans des conditions atroces, possède des bases importantes au nord de la République démocratique du Congo et en République centrafricaine, d’où elle ne se prive pas d’attaquer respectivement le Sud-Soudan et le Darfour. Les bons connaisseurs de la région sont convaincus que le régime soudanais fournit de l’armement aux fous furieux sanguinaires de la LRA et les emploie quand ils peuvent lui être utiles. Il semble même que la LRA concentre désormais une partie de ses troupes au Soudan même, d’où elle lance à l’occasion des offensives en Ouganda. Officiellement, bien sûr, Khartoum combat la LRA… Mais aucun chef d’Etat de la région n’est dupe. Et le président Museveni l’est certainement encore moins.

    Reste qu’il n’est pas certain qu’El-Béchir en personne aille représenter le Soudan au prochain sommet de l’UA. Le mandat d’arrêt international contre sa personne l’a rendu extrêmement prudent. Peut-être, à la dernière minute, préférera-t-il se faire représenter en juillet à Kampala par un de ses sbires. Quand bien même l’Ouganda a finalement capitulé, le président soudanais n’ignore pas que son isolement diplomatique va croissant. En témoignent, ces derniers temps, la maigre représentation diplomatique internationale à sa cérémonie d’investiture, ainsi que le refus par la France de sa participation au dernier sommet France-Afrique, laquelle interdiction n’a pas provoqué le moindre désistement par solidarité de la part de ses collègues africains. En dépit du couteau que l’Ouganda a planté dans le dos du procureur de la CPI, le mandat d’arrêt émis par la CPI fait lentement son effet. Bien trop lentement, certes, et c’est pourquoi nous nous devons d’agir pour faire accélérer son application.

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    Par AnnPak, réfugiée iranienne

    Le 12 juin dernier, par un vote massif contre le candidat imposé par le Guide Suprême, le peuple iranien opposa sa volonté au « Guide Suprême », c’est-à-dire au représentant de Dieu sur terre.

    En effet, deux semaines avant les élections, une pseudo-semi-liberté avait été accordée au peuple. Les femmes et les hommes, les étudiant-es et les enseignant-es … assoiffé-es de liberté, avait occupé cet espace. Le régime avait même ouvert grand les portes pour les journalistes étrangers, surtout occidentaux, afin de montrer que le peuple participait massivement à ces élections.

    Le régime a été frappé au cœur de son narcissisme. Car le régime n’avait pas prévu ce rejet massif : il tricha et truqua les résultats. Or le peuple savait qu’il ne voulait plus d’Ahmadi néjad.

    Depuis, des protestations massives, grondeuses et pacifistes ont commencé, prenant de plus en plus d’ampleur et avec des slogans et revendications de plus en plus radicaux.

    Ainsi, le régime, qui avait joué à l’ouverture, ferma les frontières aux journalistes et une longue lutte du peuple iranien allait commencer pour la liberté et la séparation du politique et du religieux.

    Depuis un an, il n’y a pas un jour sans que le régime procède à des arrestations: des manifestant-es, des féministes, des journalistes, femmes et hommes luttant pour les Droits Humains, militants d’ONG, écrivains, étudiant-es, enseignant-es, ouvrièr-es…

    Il n’y a pas un jour sans que le régime ne commette des crimes: exécutions, pendaisons après simulacres de jugements, assassinats déguisés, viols collectifs lors des arrestations… qui sont les seules réponses à la soif de liberté et à la lutte d’un peuple emprisonné dans la main de fer d’un régime théocratico-fasciste, et ce depuis plus de 30 ans.

    Ainsi, la mort de Néda la jeune femme tuée par bale sous les yeux de millions de personnes, et les dernières pendaisons, dont celle de Shirin, une jeune opposante de 29 ans avec quatre de ses compagnons, n’en sont que les exemples flagrants.

    A l’intérieur, malgré sa machine de guerre visant à la répression à la censure du peuple, le régime n’arrive plus à bout des protestations et des contestations, couvant sous les menaces de mort et comme des braises prêtes à repartir à tout moment.

    Le régime est enfermé dans une impasse.

    Mais un an environ après ces élections, le régime a imposé son point de vue dans le monde à travers différentes instances institutionnelles et étatiques.

    A la suite de marchandages et négociations, l’Iran a retiré sa candidature du Conseil des Droits de «l’Homme» auprès de l’ONU pour obtenir un siège à la Commission du Statut des Femmes (CSW).

    Il est nécessaire de rappeler que le Conseil des Droits de « l’Homme » est déjà investi et pollué par la présence forte et active de pays niant les Droits de l’Humain, dont ceux de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) (qui contient 57 pays) avec la Libye, l’Arabie Saoudite comme ayant la présidence ou d’autres responsabilités,…

    Accorder un siège au régime totalitaire et misogyne de l’Iran à la Commission du Statut des Femmes (CSW) revient à « envoyer le loup dans la bergerie », comme le dit le proverbe.

    Ce troc permet au régime théocratique dans la Commission du Statut des Femmes (CSW) une belle place pour mieux attaquer les Droits Humains.

    Tant il est vrai que les femmes violentées dans les rues, les femmes prisonnières politiques, torturées et exécutées ne sont pas des hommes.

    La deuxième victoire de ce régime théocratique se situe dans le monde du sport :

    En avril, des dépêches de presse annonçaient la décision prise par la FIFA : Refuser la participation de l’équipe féminine iranienne de football aux premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) qui auront lieu à Singapour en août 2010.

    En effet l’Iran exigeait que les joueuses portent le voile en contradiction avec l’article du règlement général de la FIFA : « L’équipement de base nécessaire ne peut inclure aucun signe équivalent à une affirmation d’ordre politique religieux ou personnel ».

    Or, voilà que tout récemment la FIFA fait marche arrière.

    Evidemment, Téhéran a claironné triomphalement : « La FIFA a levé l’interdiction pour les joueuses iraniennes de participer aux JOJ » en portant le voile islamique.

    Sont survenus ensuite les accords pour l’enrichissement nucléaire entre l’Iran, la Turquie et le Brésil.

    Enfin le 18 mai 2010, la France libère Ali Vakili Rad, terroriste et assassin de l’ex-Premier ministre Chapour Bakhtiar. Il avait été condamné à perpétuité mais il rentre triomphalement en Iran.

    Un an après la lutte sans relâche du peuple iranien écrasé sous les bottes de l’un des régimes les plus sanglants au monde, les états, les institutions politico-sportives sur le plant international offrent des occasions de triomphe au régime islamique.

    Ces politiques ambiguës et néfastes des institutions n’encourageront-t-il pas le régime islamique à continuer, multiplier et amplifier ses actes fascisto-terroristes à l’intérieur et à travers le monde, comme cela a été le cas dans le passé avec d’autres régimes totalitaires comme celui d’Hitler, de Mussolini et …?

    D’autres articles d’Ann Pak sur l’Iran sont consultables sur l’ancien blog de Malka Marcovich

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    Par Bertrand Lebeau, administrateur du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme MPCT

    Les pays occidentaux ne marchandent pas la libération de leurs nationaux. C’est du moins ce qu’ils affirment lorsqu’ils négocient avec des groupes terroristes ou des Etats voyous. Même si personne n’est dupe, la ligne est constante : il faut sauver les apparences. Et peut-être n’y a-t-il en effet aucune autre voie. Reconnaître que l’on négocie aurait quelque chose de honteux et obligerait à entrer dans toutes sortes de détails embarrassants. Il vaut mieux ne pas ouvrir la boîte de Pandore.

    - Dernier exemple en date : les autorités espagnoles nient farouchement avoir payé une rançon pour la libération au Mali le 10 mars dernier d’Alicia Gamez enlevée avec deux collègues d’une association humanitaire en Mauritanie cinq mois auparavant par Al Qaida au Maghreb Islamique. Un responsable gouvernemental a pourtant reconnu, off the record, que le gouvernement avait versé 5 millions de dollars pour cette libération. Et la presse espagnole s’est fait largement l’écho de cette rumeur. En l’état, elle reste une pure spéculation même si elle a de fortes chances d’être vraie.

    - De ce point de vue, l’affaire Clotilde Reiss présente une étrange particularité. Il est rare en effet que le marchandage, bien que nié par les deux parties, se présente de manière aussi explicite : la libération avant celle de Clotilde Reiss, de Madjid Kakavand, un ingénieur iranien assigné en France et dont les Etats-Unis demandaient l’extradition, une autre juste après et non des moindres puisqu’elle concerne Ali Vakili Rad, l’un des assassins de l’ancien Premier ministre Chapour Bakhtiar. Il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas faire le lien. Et tout le monde le fait. D’autant qu’une libération juste après la durée incompressible de la peine, comme ce fut le cas du tueur iranien, est inhabituelle.

    - On peut se demander pourquoi les autorités françaises ont accepté d’échanger presque ouvertement une innocente contre un tueur. Est-ce parce que la thèse selon laquelle rien n’est jamais négocié ne représente plus qu’une fiction diplomatique ayant tant perdu de sa crédibilité que le sauvetage des apparences devient lui-même presque superflu ?

    - Il existe une autre hypothèse : pour récupérer Clotilde Reiss les Français devaient passer sous les fourches caudines du régime iranien et accepter d’être publiquement humiliés. Accepter aussi que l’opposition, par la voix de Benoît Hamon, fasse part de ses doutes sur la version officielle. On peut certes reprocher à Hamon ses déclarations. Mais pouvait-il cautionner une version officielle aussi peu crédible ? D’une certaine manière, il n’avait pas trop le choix. Et c’est une des retombées sinistres de cette sombre affaire.

    - Pourquoi donc les autorités iraniennes chercheraient-elles à humilier la France ? Il existe un lourd contentieux entre les deux pays et qui date précisément de la guerre Iran-Irak puis des attentats organisés ou financés par les Iraniens sur le sol français. Mais au-delà, il y a le désir de ridiculiser et d’humilier des sociétés considérées comme molles, avachies et lâches. Il suffit de se souvenir de la visite de Kadhafi en décembre 2007, une visite interminable de cinq jours et qui sembla durer cinq semaines tant la volonté de ridiculiser et d’offenser ses hôtes était crûment affichée par le dictateur libyen. Personne ne doutait alors que c’était une partie du « deal » pour la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien.

    - Il existe une explication plus simple et, au demeurant, plus réaliste de l’échange qui a présidé à la libération de Clotilde Reiss : les mollahs avaient besoin de garanties et ont exigé de récupérer deux de leurs agents l’un avant et l’autre après la libération de la jeune française, à charge pour la France de se dépatouiller avec cette exigence. Bref, exit la volonté d’humilier. C’est, après tout, possible. Et on n’en saura probablement jamais rien. Mais la libération des otages occidentaux est désormais l’objet de marchandages si explicites et si honteux que la volonté d’humilier ne peut être balayée d’un revers de main. Reste une question et non des moindres : pouvons-nous faire autrement ?

    Une pétition internationale contre le terrorisme a été lancée par l’alliance internationale contre le terrorisme, n’hésitez pas à la signer sur http://www.petitionnonaut.org/index.php?lang=french

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    Selon Hafez Abu Saeda, secrétaire général de l’Organisation des droits humains d’Egypte, l’administration Obama semble plus encline à protéger les régimes dictatoriaux dans la région, qu’à promouvoir la démocratie.

    C’est ainsi que le 11 mai dernier, le parlement égyptien a approuvé la prolongation de la loi d’urgence, promulguée en 1981 après l’assassinat du Président Anouar el-Sadat.

    Les défenseurs des droits humains ont depuis 30 ans dénoncé le fait que cette loi – qui permet d’arrêter et d’emprisonner sans autre forme de procès – avait été utilisée à l’encontre de toutes sortes d’opposants au régime et pas uniquement à l’encontre des Frères musulmans.

    En 2005, le Président Moubarak avait pourtant promis de transformer cette loi en une loi anti-terroriste.

    Les défenseurs des droits humains en Egypte s’inquiètent du fait que Washington et l’Union Européenne ne fassent aucune pression contre les dictatures arabes.

    Selon Abu Saeda, l’administration Obama exercerait moins de pression en faveur de la promotion des droits humains et de la démocratie que la précédente administration Bush durant son deuxième mandat.

    Ainsi, l’assistance financière pour la promotion de la démocratie dans le monde arabe aurait été réduite de 200 millions de dollars US.

    voir sur l’ancien blog de Malka Marcovich, les articles consacrés à l’Egypte

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    En 2003, la Libye était élue Présidente de la Commission des droits de l’homme. Le journaliste David Pujadas au journal de 20 heures, annonçant la nouvelle avait assuré amusé : « Non ce n’est pas une blague ! »

    Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts de l’Hudson et du Rhône. Et plus personne ne semble s’inquiéter à l’ONU, à New York ou à Genève,  de la vertigineuse ascension du pays identifié comme l’État terroriste par excellence.

    En 6 ans de temps temps, le Colonel Khadafi a su se hisser à des rangs de plus en plus élevés dans la communauté internationale.

    Il aura suffit du feuilleton de l’été 2007 et de la libération médiatisée des « infirmières bulgares et du médecin palestinien » pour que le Président Nicolas Sarkozy l’intronise comme interlocuteur légitime et reconnu.

    Quelques semaines plus tard, la Libye était élue Présidente du Comité préparatoire de la conférence d’examen de Durban dite de « Durban 2« , avec l’Iran comme vice-présidente et Cuba Rapporteur, sans que cela semble poser le moins du monde.

    En décembre 2007, le Colonel était reçu en grandes pompes à Paris avec ses tentes et ses femmes, « prince du désert » oblige ! Et les rues de la capitale furent bloquées pour la plus grande humiliation des parisiens.
    La visite de Khadafi avait ému la Secrétaire d’Etat aux droits de l’homme Rama Yade qui déclara que la « France n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits ».

    Et oui, les temps ont bien changé !

    Au même moment en décembre 2007, la Libye était élue au Conseil de sécurité pour deux ans et présidait en janvier 2009, la haute instance de l’ONU en charge de la sécurité du monde.

    En février 2009, le « guide de la révolution libyenne », élu président de l »Union africaine, était intronisé « roi de rois traditionnels d’Afrique ».

    Depuis septembre 2009, c’est la Libye qui assure la présidence de la 64ème Assemblée Générale.

    Et le 13 mai 2010, elle était élue membre du Conseil des droits de l’homme

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