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Posts Tagged ‘Droits des femmes’

Discours de Ruchira Gupta, de l’association Apne AAp en Inde www.apneaap.org,

lors du quatrième forum des droits humains, Nantes-France, 1er Juillet 2010

Work: defending and strengthening the right to work, despite the economic crisis

Sex is not Work-Our bodies are not for sale

Namaste. I bring greetings from the ten thousand and seventy two girls and women who are members of my organization, Apne Aap in India. Many of them are victims and survivors of prostitution. I bring a message from them to the conference as we debate the strengthening of the right to work at a time of economic crisis.

The women of Apne Aap appeal to all human rights activists not to accept their exploitation as work. They appeal to us to reject the normalization of their sexual exploitation by those who say it is a choice. They say their prostitution and sex-trafficking is not a choice but absence of choice. They did not choose to be born poor, low caste or female. Apne Aap members have decided to use the term ‘women in prostitution’ for adults and the term ‘prostituted child’ instead of ‘child prostitutes or child sex-worker’ for girls and boys.

Apne Aap members feel that:

  1. The term sex-worker sterilizes the inherently exploitative nature of prostitution and invalidates the women’s traumatic experiences of subjugation, degradation and pain.
  2. The term sex-worker naturalizes and makes acceptable in society the exploitation of women or children.
  3. The term sex-worker makes it convenient for different states and governments to ignore the structural social, economic and political policies that force women into prostitution.
  4. Very often governments, policy makers and buyers of prostituted sex argue that women chose prostitution as a work option over working in sweatshops, domestic servitude or other forms of hard or cheap labour. They forget, or chose to make invisible, that for women, other options have been limited in terms of highly paid employment (especially when higher education is lacking or husbands/fathers decide or have control over a woman’s time), and prostitution and pornography remain among the more highly paid occupations available to women. They refuse to look at or re-examine the fact that economic and social policies make other lucrative employment unavailable to women and that gender discrimination and occupational segregation funnel women into particular occupations.
  5. The term sex-worker categorizes prostitution as a kind of work. They say that Prostitution cannot be categorized as work (even exploitative work in sweat shops or domestic servitude) as it disconnects the self from the activity. It always involves penetration of the body or body invasion. To cope with the experience, many Apne Aap members detach themselves emotionally from their bodies- effectively segmenting themselves, or entering into out of body experiences. So besides risking disease or death they suffer from the deep psychological trauma of alienation from their own bodies.
  6. While labour movements can and do guarantee certain minimum conditions and standards for workers, providing for energy and time needed for the worker to be a fulfilled human being, prostitution inherently cannot do so. I will mention four points here:
  7. All labour movements strive for minimum wages. In prostitution there is no guarantee of minimum wages, as the price of a woman comes down with age and time of night, and sometimes location. Moreover, in brothel-based sex there is no such thing as minimum wages. For the first five years, the brothel owner owns the woman or child and keeps her like a bonded slave. For the next five years, she may give half of what she earns, later she is allowed to keep all that she earns but her earning capacity comes down.
  8. All labour movements aspire to certain minimum working conditions. In prostitution, all women face violence that cannot be legislated away as they are ultimately alone with the buyer of prostituted sex. In an upscale legal brothel in Australia, for example, rooms are equipped with panic buttons, but a bouncer reports that the women’s calls for help can never be answered quickly enough to prevent violence by johns, which occurs regularly.  In both brothel-based and non-brothel based prostitution, women are forced to speed up the process of earning more money by servicing an increasing number of buyers, sometimes up to 20. They are also forced to provide all kinds of services and high risk activities like sex without a condom as most often they are not in any negotiating position. They are kept locked up in brothels, have no access to medical care or education and often are sold when they are children. Their children play on the floor while they service their buyers. They live in small rooms with barred windows end up with insomnia, repeated abortions, jaundice TB, cigarette burns, HIV and AIDS and trauma. And while some of these conditions can be regulated in brothel-based sex, they cannot be regulated in street-based sex at all. Mortality rates in prostitution are high due to sexual violence, sexually transmitted diseases such as HIV and AIDS and repeated abortions and suicide attempts related to psycho-social trauma. The average age of death of a woman in prostitution in India is now 35 years.

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Par Annie Sugier et Linda Weil-Curiel, présidente et secrétaire générale de la Ligue du Droit International des Femmes (LDIF), paru dans « Libération » du 28 juin 2010

Il est des moments où la moutarde vous monte au nez et où l’on a envie de s’adresser à tous ces commentateurs qui aujourd’hui se déchaînent dans les médias pour jeter aux orties des footballeurs qu’ils ont encensés hier. A ces bavards de comptoirs, à ces rêveurs d’un jour qui proclament leur volonté de  faire table rase de l’existant pour imaginer un « autre football » dégagé de la violence, de la vulgarité, de l’argent, nous demandons de commencer par regarder du côté des filles. Cette équipe « black- blanc- beurre », respectueuse des règlements, débordante de talent et d’envie de vaincre existe ! Simplement ils ont préféré l’ignorer.

Auteure jusqu’à présent d’un parcours sans faute, en éliminatoires de la Coupe du Monde 2011,  l’équipe féminine de France continue sa campagne victorieuse  en cette fin de saison. Dimanche 19 juin, pendant qu’en Afrique du Sud se déroulait le psychodrame que l’on sait, elle écrasait la Croatie 3 a 0 ! Mercredi 23 juin, au lendemain de la calamiteuse défaite des Bleus, l’équipe féminine s’imposait   face à l’Estonie 6-0 ! Sa qualification est assurée avec  42 buts marqués, 0 encaissés, 8 matchs victorieux d’affilée. L’équipe de France Féminine est ainsi la première de son groupe.

Au sortir du match contre la Croatie Bruno Bini, sélectionneur de l’équipe de France féminine, confiait sa fierté à ceux qui voulaient bien lui tendre un micro : « Je suis très satisfait du jeu produit par les filles surtout qu’on a changé de système à un moment donné. On a fait un match propre techniquement avec quelques enchaînements de grande classe ( … ). Le public a été super, 6700 spectateurs,  c’est bien alors qu’il y avait des matchs de Coupe du Monde à la télé, que c’était un dimanche après-midi et qu’on était à la fin de la saison. Et puis quand les gens viennent et, à priori, repartent heureux, c’est toujours bien. On a même un ministre qui est venu nous « serrer la pogne » donc c’est bien car on n’a pas l’habitude».

Marie-Laure Delie, attaquante équipe de France, auteure du troisième but de ce même match déclarait radieuse : « Je suis très contente, on a pratiqué du beau jeu. J’espère que ça a plu à tout le monde, on met trois but, on n’en prend pas, c’est important ».

D’un côté il y a une équipe d’enfants gâtés pleins aux as qui fait honte à la France mais autour de laquelle bourdonne la presse comme un essaim d’abeilles, de l’autre un bande de filles talentueuses et motivées, qui relèvent tous les défis du foot féminin : peu d’argent, pas de reconnaissance médiatique, juste le plaisir du sport. Où est l’erreur ? L’honneur du football français est dans la tête et dans les pieds de ces jeunes sportives. Il serait temps de s’en apercevoir.

Alors que les bleus ont décidé de ne pas toucher le montant de leurs primes et que RMC proposait de les verser au foot amateur, ne serait-il pas plus judicieux d’en faire bénéficier les bleues ?

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Par Annie Sugier, Présidente de la Ligue du droit international des femmes

Elle donnait pourtant le sentiment d’être fière d’avoir réussi un scoop : interviewer le président Iranien au JT de 20 heures à un moment où l’actualité rebondit sur les morts de la flottille de la paix à Gaza.

TF1 avait dû se dire que cela valait bien quelques sacrifices à commencer par le port d’un foulard par sa présentatrice vedette.

Non, le fait d’avoir choisi un foulard blanc n’y a rien changé. Pas plus que d’avoir laissé entrevoir une mèche des cheveux blonds. C’était encore et toujours un foulard et c’était encore et toujours la loi humiliante des mollahs qui s’imposait. Symboliquement ce soir-là nous avons toutes été voilées contre notre gré, par la volonté dune chaine française, à travers la personne qui nous représentait, face à un homme dont plus personne ne peut ignorer  qu’il se maintient au pouvoir par le mensonge et la violence.

Qui aura été le gagnant de cet épisode lamentable ? A chacune des questions qui étaient censées déranger le président Iranien, qu’il s’agisse de la destruction d’Israël, du  programme nucléaire iranien, des conditions de la libération de Clotilde Reiss, de la répression des manifestations suite aux  élections, il a apporté, sans la moindre gêne,  ses les réponses habituelles. Heureux de pouvoir s’adresser au public français à un moment où la Turquie avait réussi par le coup d’éclat de la flottille  de Gaza à lui voler la vedette sur la scène internationale.

L’image que l’on gardera à l’esprit sera celle d’un président satisfait de trôner sous le drapeau iranien face à la journaliste vedette de TF1, voilée comme une quelconque citoyenne iranienne soumise à la loi des mollahs. La différence c’est que ces citoyennes-là se battent pour remettre en cause ce régime inique.

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Par AnnPak, réfugiée iranienne

Le 12 juin dernier, par un vote massif contre le candidat imposé par le Guide Suprême, le peuple iranien opposa sa volonté au « Guide Suprême », c’est-à-dire au représentant de Dieu sur terre.

En effet, deux semaines avant les élections, une pseudo-semi-liberté avait été accordée au peuple. Les femmes et les hommes, les étudiant-es et les enseignant-es … assoiffé-es de liberté, avait occupé cet espace. Le régime avait même ouvert grand les portes pour les journalistes étrangers, surtout occidentaux, afin de montrer que le peuple participait massivement à ces élections.

Le régime a été frappé au cœur de son narcissisme. Car le régime n’avait pas prévu ce rejet massif : il tricha et truqua les résultats. Or le peuple savait qu’il ne voulait plus d’Ahmadi néjad.

Depuis, des protestations massives, grondeuses et pacifistes ont commencé, prenant de plus en plus d’ampleur et avec des slogans et revendications de plus en plus radicaux.

Ainsi, le régime, qui avait joué à l’ouverture, ferma les frontières aux journalistes et une longue lutte du peuple iranien allait commencer pour la liberté et la séparation du politique et du religieux.

Depuis un an, il n’y a pas un jour sans que le régime procède à des arrestations: des manifestant-es, des féministes, des journalistes, femmes et hommes luttant pour les Droits Humains, militants d’ONG, écrivains, étudiant-es, enseignant-es, ouvrièr-es…

Il n’y a pas un jour sans que le régime ne commette des crimes: exécutions, pendaisons après simulacres de jugements, assassinats déguisés, viols collectifs lors des arrestations… qui sont les seules réponses à la soif de liberté et à la lutte d’un peuple emprisonné dans la main de fer d’un régime théocratico-fasciste, et ce depuis plus de 30 ans.

Ainsi, la mort de Néda la jeune femme tuée par bale sous les yeux de millions de personnes, et les dernières pendaisons, dont celle de Shirin, une jeune opposante de 29 ans avec quatre de ses compagnons, n’en sont que les exemples flagrants.

A l’intérieur, malgré sa machine de guerre visant à la répression à la censure du peuple, le régime n’arrive plus à bout des protestations et des contestations, couvant sous les menaces de mort et comme des braises prêtes à repartir à tout moment.

Le régime est enfermé dans une impasse.

Mais un an environ après ces élections, le régime a imposé son point de vue dans le monde à travers différentes instances institutionnelles et étatiques.

A la suite de marchandages et négociations, l’Iran a retiré sa candidature du Conseil des Droits de «l’Homme» auprès de l’ONU pour obtenir un siège à la Commission du Statut des Femmes (CSW).

Il est nécessaire de rappeler que le Conseil des Droits de « l’Homme » est déjà investi et pollué par la présence forte et active de pays niant les Droits de l’Humain, dont ceux de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) (qui contient 57 pays) avec la Libye, l’Arabie Saoudite comme ayant la présidence ou d’autres responsabilités,…

Accorder un siège au régime totalitaire et misogyne de l’Iran à la Commission du Statut des Femmes (CSW) revient à « envoyer le loup dans la bergerie », comme le dit le proverbe.

Ce troc permet au régime théocratique dans la Commission du Statut des Femmes (CSW) une belle place pour mieux attaquer les Droits Humains.

Tant il est vrai que les femmes violentées dans les rues, les femmes prisonnières politiques, torturées et exécutées ne sont pas des hommes.

La deuxième victoire de ce régime théocratique se situe dans le monde du sport :

En avril, des dépêches de presse annonçaient la décision prise par la FIFA : Refuser la participation de l’équipe féminine iranienne de football aux premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) qui auront lieu à Singapour en août 2010.

En effet l’Iran exigeait que les joueuses portent le voile en contradiction avec l’article du règlement général de la FIFA : « L’équipement de base nécessaire ne peut inclure aucun signe équivalent à une affirmation d’ordre politique religieux ou personnel ».

Or, voilà que tout récemment la FIFA fait marche arrière.

Evidemment, Téhéran a claironné triomphalement : « La FIFA a levé l’interdiction pour les joueuses iraniennes de participer aux JOJ » en portant le voile islamique.

Sont survenus ensuite les accords pour l’enrichissement nucléaire entre l’Iran, la Turquie et le Brésil.

Enfin le 18 mai 2010, la France libère Ali Vakili Rad, terroriste et assassin de l’ex-Premier ministre Chapour Bakhtiar. Il avait été condamné à perpétuité mais il rentre triomphalement en Iran.

Un an après la lutte sans relâche du peuple iranien écrasé sous les bottes de l’un des régimes les plus sanglants au monde, les états, les institutions politico-sportives sur le plant international offrent des occasions de triomphe au régime islamique.

Ces politiques ambiguës et néfastes des institutions n’encourageront-t-il pas le régime islamique à continuer, multiplier et amplifier ses actes fascisto-terroristes à l’intérieur et à travers le monde, comme cela a été le cas dans le passé avec d’autres régimes totalitaires comme celui d’Hitler, de Mussolini et …?

D’autres articles d’Ann Pak sur l’Iran sont consultables sur l’ancien blog de Malka Marcovich

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Par Salima Tlemçani publié dans El Watan

Parce que justice n’a pas été rendue aux victimes des violences d’El Haïcha, à Hassi Messaoud (Algérie), en juillet 2001, des dizaines d’autres femmes vivent, non loin des mêmes lieux, un véritable cauchemar. Depuis quelques semaines, chaque soir elles subissent le pire. Constitués en bandes organisées, des jeunes hommes encagoulés munis de sabres, couteaux haches et bâtons fracassent les portes et investissent leurs maisons. Ni les cris, ni les pleurs des enfants, ni les supplications des vieux ne font reculer les assaillants dans leur sale besogne. Battues, menacées de mort, les victimes sont délestées de leurs bijoux, argent, téléphones portables et de tout objet ou équipement électroménager de valeur.

Depuis deux semaines, chaque soir, le scénario de l’horreur se répète, face à l’impuissance ou l’inertie des services de police, alors qu’un commissariat se trouve à quelques centaines de mètres de ce quartier situé dans la ville pétrolière censée être la plus surveillée du pays. Les maisons ne sont pas choisies au hasard. Elles sont repérées dans la journée, puis mises à sac la nuit. La plupart sont habitées par des femmes originaires du nord, qui vivent loin de leurs familles. Rares sont celles qui déposent plainte, car les plus téméraires ont payé cher leur acte. Elles ont fini par abandonner leur domicile, errant d’un quartier à un autre à la recherche d’un lieu plus sûr. Rencontrées sur place, les témoignages de certaines d’entre elles font froid dans le dos et font craindre le pire. Terrorisées, les victimes ont toutes refusé de révéler leur identité. « C’est la misère qui nous a fait faire des centaines de kilomètres à la recherche d’un emploi pour nourrir nos familles.

Nous ne voulons pas perdre le pain de nos enfants. Nous voulons juste gagner notre vie avec dignité et dans la sécurité. Nous sommes des citoyennes au même titre que les autres,et nous avons droit d’aller n’importe où pour travailler », déclare Souad, âgée d’une trentaine d’années. Lorsque nous lui avons rendu visite, dans sa maison du quartier des 36 logements, elle a mis du temps à nous ouvrir la porte. Elle venait de rentrer chez elle après avoir fait le tour des maisons de ses copines, sur le boulevard, au cœur même de la ville. Notre identité déclinée, elle exprime son « grand soulagement ». Cela fait plus d’une semaine que sa sœur et elle vivent un « vrai cauchemar ». Une bande de cinq à six jeunes enturbannés ont fait irruption chez elles au milieu de la nuit de mercredi à jeudi. « On nous avait déjà parlé de femmes ayant été agressées dans leur maison, mais je n’y ai pas cru. Je n’aurais pas pensé qu’un jour je serais une des victimes », raconte Souad, l’aînée d’une famille de trois filles et un garçon. Cela fait dix ans qu’elle travaille à Hassi Messaoud. Sa sœur cadette, avec laquelle elle partage le logement en parpaing constitué d’une pièce-cuisine, semble très fatiguée. Elle vient de subir une opération chirurgicale. En cette nuit de jeudi, les deux filles, leur jeune frère et leur mère venus leur rendre visite de très loin, ignoraient que le pire les attendait. Tous dormaient profondément lorsqu’ils ont brusquement été réveillés par de violents coups donnés à la porte d’entrée métallique. Avant même que Souad ait le temps de se mettre debout, déjà trois hommes encagoulés, surgissaient dans la pièce. « Lorsque je me suis réveillée, j’ai vu le viseur d’un téléphone portable se fixer sur mon visage. J’étais terrorisée. Ma sœur criait et ma mère suppliait les assaillants de ne pas nous toucher. L’un d’eux m’a bloquée contre le mur en m’enfonçant un tournevis dans le ventre. Il m’a enlevé ma chaîne en or, mes bagues et mes boucles d’oreilles. Ils avaient tous un accent du sud-ouest. Il m’a interdit de crier et j’étais comme paralysée, jusqu’au moment où il a commencé à relever ma jupe. Je le suppliais, mais il était comme drogué. Il puait l’alcool, tout comme ceux qui étaient avec lui. Ma sœur malade n’arrivait pas à se lever, ils lui ont demandé son téléphone portable, alors que ma mère a été délestée de sa bague en or avec violence. Son agresseur l’a obligée à l’enlever en maintenant le couteau collé à sa main, laissant une bonne entaille. Nous avons crié de toutes nos forces et l’un d’eux, dans sa fuite, a laissé tomber la serviette qui recouvrait son visage. Un visage que je garderais en mémoire toute ma vie. Les cinq ont pris la fuite lorsque les voisins ont ouvert leurs portes en entendant nos cris », témoigne Souad. Elle dénude son abdomen pour nous montrer la cicatrice, longue de quelques centimètres, laissée par le tournevis.

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Par Annie Sugier, Présidente de la Ligue du droit international des femmes

Elham Mahdi al-Assi aura bien mérité ce nom qu’on donne aux fillettes yéménites mariées de force avant d’être pubères.

Elham Mahdi al-Assi n’avait que 13 ans et, selon le communiqué daté du jeudi 7 avril  diffusé par une ONG de défense des droits de l’homme à Sanaa, elle est décédée le 2 avril  « d’une hémorragie résultant d’une déchirure vaginale », à peine quelques jours après son mariage arrangé par la famille avec un trentenaire.

D’après le Centre International de Recherche sur les Femmes ( ICWR) basé à Washington, près de la moitié des Yéménites sont mariées avant l’âge de 18 ans, un âge trop précoce selon la convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Cette nouvelle mort signe l’échec d’une conception relativiste des droits individuels. Il est un moment où il faut que les Etats concernés et l’ensemble de la communauté internationale, fassent un choix clair et reconnaissent qu’aucune « réserve » d’ordre religieux ou culturel ne saurait justifier qu’on ratifie pour la forme des conventions internationales sur les droits des individuels, tout en ne les appliquant pas dans les faits. N’oublions pas en effet que ce drame intervient alors que des débats et des manifestations ont lieu au Yémen à la suite du vote en février 2009 d’une loi fixant l’âge minimum du mariage à 17 ans, loi qui a été rejetée par le « comité de codification de la charia islamique » et qui devrait être revotée.

Ce scandale des mariages précoces fait partie des sujets les plus disputés dans les pays soumis à la loi islamique où nombreux sont ceux qui considèrent que c’est le modèle de vie du Prophète qui serait remis en cause par une telle loi. Le Prophète – qui ne saurait être critiqué – a en effet épousé  Aïcha quand elle n’avait que six ans et a eu des rapports sexuels avec elle quand elle en avait neuf.

Voir d’autres articles relatifs aux droits des femmes sur l’ancien blog de Malka Marcovich

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PAR CLAUDINE LEGARDINIER, JOURNALISTE

Quelle politique mettre en Œuvre pour faire reculer la prostitution  ?

L’éternel sondage sur les maisons closes ranime une nouvelle fois les conversations de bistrot. Voilà que 59 % (1) des Français opinent du bonnet pour les rouvrir, dont 70 % d’hommes (pour 49 % de femmes, quel écart  !), mus par un élan de nostalgie pour les tentures rouges et les miroirs sans tain. Les Verts, sans doute inspirés par des projets de bordel écologique, s’illustrent avec un pic à 69 % de voix favorables.

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