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Posts Tagged ‘Libye’

En 2003, la Libye était élue Présidente de la Commission des droits de l’homme. Le journaliste David Pujadas au journal de 20 heures, annonçant la nouvelle avait assuré amusé : « Non ce n’est pas une blague ! »

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts de l’Hudson et du Rhône. Et plus personne ne semble s’inquiéter à l’ONU, à New York ou à Genève,  de la vertigineuse ascension du pays identifié comme l’État terroriste par excellence.

En 6 ans de temps temps, le Colonel Khadafi a su se hisser à des rangs de plus en plus élevés dans la communauté internationale.

Il aura suffit du feuilleton de l’été 2007 et de la libération médiatisée des « infirmières bulgares et du médecin palestinien » pour que le Président Nicolas Sarkozy l’intronise comme interlocuteur légitime et reconnu.

Quelques semaines plus tard, la Libye était élue Présidente du Comité préparatoire de la conférence d’examen de Durban dite de « Durban 2« , avec l’Iran comme vice-présidente et Cuba Rapporteur, sans que cela semble poser le moins du monde.

En décembre 2007, le Colonel était reçu en grandes pompes à Paris avec ses tentes et ses femmes, « prince du désert » oblige ! Et les rues de la capitale furent bloquées pour la plus grande humiliation des parisiens.
La visite de Khadafi avait ému la Secrétaire d’Etat aux droits de l’homme Rama Yade qui déclara que la « France n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits ».

Et oui, les temps ont bien changé !

Au même moment en décembre 2007, la Libye était élue au Conseil de sécurité pour deux ans et présidait en janvier 2009, la haute instance de l’ONU en charge de la sécurité du monde.

En février 2009, le « guide de la révolution libyenne », élu président de l »Union africaine, était intronisé « roi de rois traditionnels d’Afrique ».

Depuis septembre 2009, c’est la Libye qui assure la présidence de la 64ème Assemblée Générale.

Et le 13 mai 2010, elle était élue membre du Conseil des droits de l’homme

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Par Charles Malou

A peine le mal nommé Conseil des droits de l’homme de l’ONU vient-il d’achever dans l’indifférence générale le mauvais show de sa session de mars à Genève, que la publication du rapport annuel d’Amnesty international (AI) sur la peine de mort à travers la planète souligne le décalage entre la rhétorique et le comportement de certains Etats en la matière. En cause, la Chine d’abord, qui a exécuté en 2009 plus de condamnés que le reste du monde, puis d’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite et le Moyen-Orient en général, ainsi que l’Afrique du Nord. Tous des régimes dictatoriaux ou autoritaires toujours prompts à donner des leçons aux autres, à stigmatiser le seul  Israël et à exploiter le gadget de la diffamation des religions afin de détourner l’attention de leurs propres manquements au respect des droits fondamentaux

Revers de la médaille de son boom économique, la Chine se retrouve toujours en tête de ce sinistre palmarès avec des exécutions par milliers selon les informations des années précédentes et des sources concordantes. Pékin se refusant à communiquer des statistiques relatives au recours à la peine de mort, sujet sensible entre tous classé secret d’Etat, AI a préféré s’abstenir de chiffrer le nombre exact d’exécutions pratiquées en 2009. Et de rappeler qu’en Chine 68 infractions, certaines n’impliquant aucune violence, sont passibles de la peine capitale.

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Par Charles Malou

Quitte à mettre à mal la laïcité de l’institution et l’universalité des libertés fondamentales, l’intrusion de la religion est bel et bien en marche à l’ONU. Si besoin était, on en a eu une nouvelle démonstration lors de la session de mars à Genève du Conseil des droits de l’homme, qui a essentiellement tourné autour du pot de la « diffamation des religions » et du blasphème aux dépens des innombrables victimes de violations à travers le monde.

Depuis que l’ayatollah Khomeiny et ses acolytes ont concocté le terme d’ »islamophobie » pour museler leurs adversaires, ce barbarisme a fait son bonhomme de chemin et est devenu le cheval de bataille de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) qui s’obstine à l’imposer à l’ONU et dans les instances internationales. Selon les inventeurs du mot, serait « islamophobe » toute personne qui s’opposerait à la discrimination de la femme, au port du voile, à la lapidation ou à d’autres châtiments corporels prévus par la charia. Repris par les pays musulmans  à l’ONU, ce néologisme sert à faire taire toute critique de l’islam.

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