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Posts Tagged ‘Malaisie’

Par Jean-Claude Buhrer

Sous l’effet d’une islamisation croissante, le port du voile et la polygamie, naguère exceptionnels, se répandent en Malaisie, pays multiethnique où les Malais de « race » (60% de la population) sont obligatoirement musulmans alors qu’une discrimination institutionnalisée s’applique aux minorités bouddhiste, hindouiste, chrétienne et même chiite. La presse malaisienne, qui rapporte que plus de 5% des mariages relèvent désormais de la polygamie, aborde ouvertement ce phénomène en expansion parmi les musulmans du pays. A titre d’exemple, des journaux ont publié des reportages illustrés montrant un « chef de famille » musulman de 43 ans, Mohamad Ikram, attablé en compagnie de ses quatre épouses dans sa demeure de Putrajaya près de Kuala Lumpur. Depuis son premier mariage, il a pris une nouvelle femme tous les cinq ans et dirige une famille de 17 enfants âgés entre 7 et 21 ans. Les quatre premiers jours de la semaine il passe la nuit à tour de rôle chez chacune de ses quatre femmes qui disposent chacune d’un domicile séparé et les réunit le vendredi pour la prière et en famille en fin de semaine. L’une d’elle raconte que des frictions sont inévitables mais que la polygamie fonctionne en suivant « les lois d’Allah ». Mohamad Ikram dirige l’Ikhwan Polygamy Club qui s’est assigné pour mission de défendre la réputation du  » mariage multiple ». « Par nature les hommes sont polygames, ils ont des petites amies et des maîtresses, ils fréquentent les prostituées, ce qui est normal, » déclare Rohaya, l’épouse aînée de 44 ans. Et de constater résignée : « Allah a fait les hommes comme ça. » Mohamad Ikram, lui, se dit heureux avec quatre femmes, car « cela réduit la tentation de commettre un péché ». Mais, concède-t-il,  » même si je pense que c’est suffisant, il y a toujours le désir de vouloir plus, on n’est pas satisfait avec seulement quatre ».

De tels propos ne font pas rire tout le monde, en particulier les femmes qui en sont les premières victimes comme s’en inquiètent les « Soeurs en islam », un groupe qui dénonce ouvertement l’obscurantisme entretenu par les islamistes. Après les bombes incendiaires lancées au début de l’année contre une douzaine d’églises, le gouvernement a suspendu une décision de la Haute Cour d’autoriser les chrétiens à utiliser le nom d’Allah pour Dieu comme ils l’ont toujours fait en malais, alors que les intégristes prétendent que ce terme doit être réservé exclusivement aux mahométans. Ensuite, en février, pour la première fois trois femmes musulmanes ont été suppliciées à coups de bâtons en application d’une sentence d’un tribunal islamique qui les a reconnues coupables de relations extra-conjugales alors que leurs compagnons n’ont pas été inquiétés. Chaque jour de nouveaux exemples viennent s’ajouter à l’atmosphère délétère et d’intimidation que font régner les islamistes. Ces atteintes flagrantes aux droits élémentaires n’empêchent pas le gouvernement de briguer pour la Malaisie un nouveau poste de membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Les « Soeurs en islam » ont mis en garde contre le danger que la polygamie représente en particulier dans les zones urbaines où cette pratique est en passe de devenir « extrêmement populaire » alors qu’un homme peut rarement subvenir convenablement aux besoins de plusieurs femmes et d’une « ribambelle d’enfants ». Leurs recherches ont établi que les premières épouses, qui souvent refusent de sanctionner un nouveau mariage, se voient couper les vivres et se retrouvent plongées dans la pauvreté et la dépression. La Malaisie n’est pas un cas isolé. Les mêmes forces rétrogrades s’activent à travers tout le monde musulman et aujourd’hui jusqu’en France, comme ailleurs dans les communautés islamiques.

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Par Charles Malou

A peine le mal nommé Conseil des droits de l’homme de l’ONU vient-il d’achever dans l’indifférence générale le mauvais show de sa session de mars à Genève, que la publication du rapport annuel d’Amnesty international (AI) sur la peine de mort à travers la planète souligne le décalage entre la rhétorique et le comportement de certains Etats en la matière. En cause, la Chine d’abord, qui a exécuté en 2009 plus de condamnés que le reste du monde, puis d’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite et le Moyen-Orient en général, ainsi que l’Afrique du Nord. Tous des régimes dictatoriaux ou autoritaires toujours prompts à donner des leçons aux autres, à stigmatiser le seul  Israël et à exploiter le gadget de la diffamation des religions afin de détourner l’attention de leurs propres manquements au respect des droits fondamentaux

Revers de la médaille de son boom économique, la Chine se retrouve toujours en tête de ce sinistre palmarès avec des exécutions par milliers selon les informations des années précédentes et des sources concordantes. Pékin se refusant à communiquer des statistiques relatives au recours à la peine de mort, sujet sensible entre tous classé secret d’Etat, AI a préféré s’abstenir de chiffrer le nombre exact d’exécutions pratiquées en 2009. Et de rappeler qu’en Chine 68 infractions, certaines n’impliquant aucune violence, sont passibles de la peine capitale.

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